La publication de son « rapport » par la Commission Nationale des Droits de l’Homme aura donc fait couler beaucoup d’encre et suscité des réactions légitimement indignées.
Ce rapport pourfend l’action de l’État lors des émeutes de la CCAT en 2024, tant en matière de maintien de l’ordre qu’en termes judiciaires. Nous en avons fait état dans nos précédentes éditions, rappelons donc simplement que concernant le maintien de l’ordre, il y est fait état d’une « répression violente, parfois mortelle », visant « plus particulièrement la population kanak, notamment dans la province Sud ». Au sujet de la justice, dont les mesures selon la commission « ont concerné quasi exclusivement la population kanak », elle est accusée de partialité. « Les milices armées loyalistes, impliquées dans des actes de violence, n’ont, à ce jour, fait l’objet d’aucune poursuite judiciaire connue », dit ainsi le rapport. Celui-ci cible même le Procureur de la République qui, disent les commissaires « est intervenu à plusieurs reprises dans les médias pour laisser entendre que les infractions étaient principalement commises par les ‘émeutiers’ sans jamais mentionner les agissements des ‘milices d’autodéfense’ ». La province Sud est également visée par la Commission, au travers des mesures budgétaires qu’elle a pris au sortir des émeutes pour faire face à une économie ruinée. Pour la Commission, « cet ensemble de décisions, même justifié par des impératifs d’austérité budgétaire, a été reçu par les administrés comme une injustice sociale et une punition des violences passées ». Connectez vous pour y accéder !Ce contenu est réservé aux abonnés.
Légende : La Commission Nationale des Droits de l’Homme a repris à son compte le slogan des émeutiers.



