Chaque jour apporte sa nouvelle candidature, et il en sera encore ainsi pendant quelques jours, quelques semaines. Les uns et les autres s’annoncent, davantage en ce moment chez les uns que chez les indépendantistes, et présentent leurs programmes. En général, c’est : plus, mieux, transparent, ambitieux, avec en thèmes vedettes la sécurité et le mieux vivre. Rien de bien original, mais ce sont aussi les limites de l’exercice, on ne peut pas tout réinventer ni refaire tout. Ça se jouera donc en général sur la personnalité des têtes de liste, sur leur capacité à rassembler, leur charisme ou au contraire sur l’antipathie dont ils sont l’objet, volontairement ou non. Et puis, comme nos anciens entraient dans la carrière, nous entrerons dans la campagne, avec son cortège de réunions publiques, souvent de proximité, plus rarement de meetings. Certains annoncent aussi vouloir faire campagne sur les réseaux sociaux, cette nouvelle agora. Si ça se veut plus moderne, c’est aussi moins compliqué et surtout plus économique. Il n’est pas certain en revanche que ça soit une bonne méthode électorale, même si l’époque veut en effet que les politiques y soient présents. Ceux qui votent – c’est-à -dire qui se déplacent pour voter – ne sont pas forcément adeptes des vidéos de propagande et des messages raccourcis, censés guider leur choix, si celui-ci n’était pas encore fait.
Nicolas Vignoles



