La base aérienne 186 lieutenant Paul Klein de La Tontouta est en effet destinée à prendre une ampleur nouvelle.
Il en avait été question, alors que Sébastien Lecornu était ministre des Armées, dans la loi de programmation militaire. Dans le contexte géopolitique actuel, la base aérienne doit être en capacité d’accueillir davantage d’appareils mais surtout des appareils plus gros, à l’horizon 2031. A terme, la BA 186 devrait recevoir les Falcon 2000 Albatros, de nouveaux avions de surveillance maritime destinés à remplacer les Falcon 200 Guardian, en service depuis quarante ans, et de nouveau hélicoptères, les fameux Caracal. Mais aussi et surtout un Airbus A400M, un gros avion de transport, plus moderne et plus compétitif que les anciens CASA.
Des travaux conséquents
Cela va donc réclamer des travaux d’aménagement de la Base aérienne. Il faut en effet mener des chantiers d’agrandissement des parkings, des hangars et prévoir également la construction d’un hangar destiné à accueillir l’A400M. Des travaux d’un montant total d’un peu plus de 4 milliards de francs et pour lesquels les entreprises calédoniennes pourront répondre aux appels d’offres. Ces changements majeurs permettront de renforcer la coopération régionale, la BA devenant en capacité d’accueillir des avions militaires étrangers, par exemple en cas de déploiement d’aides humanitaires lors de catastrophes naturelles comme ça été le cas en 2024 au Vanuatu frappé par un tremblement de terre. La Tontouta pouvait accueillir ces appareils dans son secteur civil, ces aménagements permettront de les recevoir dans le secteur militaire. Quant à l’Airbus 400M, il s’agira dans un premier temps de construire un hangar de maintenance, mais il pourrait être à terme basé à La Tontouta, offrant aux Forces armées en Nouvelle-Calédonie, comme aux Forces armées en Polynésie, de nouvelles capacités de déploiement et d’intervention.
Légende : Un des 25 A400M de l’Armée de l’air pourrait être stationné à la BA 186. ©FANC





Excellente initiative ! Il est important d’augmenter les capacités aéroportuaires, tant militaires que civiles, pour augmenter la crédibilité de défense du territoire et sa capacité à se projeter dans sa zone périphérique.