À quelques encâblures de l’ouverture de la séquence de discussions à Paris, l’ambiance était pour le moins houleuse au Parlement. Pour autant, Naïma Moutchou a tenu un discours de fermeté et a confirmé vouloir « avancer » avec celles et ceux qui le veulent.
À mesure que l’échéance approche, la tension politique monte, et s’invite dans l’hémicycle. La tonalité a été donnée mercredi 14 janvier à l’Assemblée nationale, lors des questions au gouvernement, où les députés de La France Insoumise ont hué à plusieurs reprises le discours du député EPR Guillaume Kasbarian puis de la ministre des Outre-mer, qui a d’ailleurs interrompu son élocution en accusant Mathilde Panot, la chef de file des députés LFI, de mettre « de l’huile sur le feu ». Une ambiance si électrique que la présidente de l’Assemblée nationale Yaël Braun-Pivet a dû intervenir pour siffler la fin de la récréation.
Naïma Moutchou : « Nous n’accepterons pas de blocage »
L’agitation était largement perceptible à l’Assemblée nationale lorsque le député EPR Guillaume Kasbarian a relaté son récent déplacement en Nouvelle-Calédonie « avec une dizaine de collègues Renaissance ». Il a décrit « un territoire meurtri par les émeutes de 2024, des Français traumatisés, des entreprises détruites », et souligné l’attente d’une clarification politique après plusieurs années de blocages institutionnels. Le député d’Eure et-Loir a insisté sur ce qu’il a qualifié d’« incompréhension profonde » d’une partie des citoyens ayant « voté trois fois pour rester dans la République française ». Une incompréhension renforcée par les hésitations de l’État à tirer les conséquences de ces choix démocratiques. Connectez vous pour y accéder !Ce contenu est réservé aux abonnés.
Légende photo : À l’Assemblée nationale, Naïma Moutchou a répondu à la question du député EPR Guillaume Kasbarian.
Béryl Ziegler




