Le FLNKS ne participera pas à la séquence parisienne organisée du 16 au 20 janvier à l’Élysée sur l’avenir institutionnel de la Nouvelle-Calédonie. Invité par le président de la République, le Front a choisi la politique de la chaise vide. Une décision officialisée ce mardi 13 janvier par son président, Christian Tein, lors d’une conférence de presse.
Le Front de libération nationale kanak et socialiste sait que le calendrier serré joue en sa faveur et qu’en jouant la carte de l’immobilisme, les élections provinciales ont de très fortes chances de se dérouler avec un corps électoral gelé, tel que prévu par l’accord de Nouméa. Un gel conforme à la Constitution, légitimé par la décision du Conseil constitutionnel du 19 septembre 2025, comme se plaît d’ailleurs à le rappeler le Front, qui souhaite aller aux provinciales « au plus vite » pour renouveler la classe politique.
« Bougival c’est niet »
Dans ce contexte, le FLNKS joue la montre et a décliné l’invitation d’Emmanuel Macron. Le président du FLNKS, Christian Tein, l’a annoncé, ce mardi 13 janvier, lors d’une conférence de presse. Aucun de ses représentants ne participera à la séquence sur l’avenir institutionnel prévue dès vendredi à Paris, qui vise notamment à sauver l’accord de Bougival. Et pour cause.
Depuis son congrès de la Conception, le 9 août, le FLNKS exprime clairement son rejet du projet d’accord de Bougival, qu’il a pourtant signé le 12 juillet 2025 avant de renier sa signature. Pour les indépendantistes du Front qui assument pleinement leur ligne dure, ce texte constitue une rupture avec la trajectoire de décolonisation définie par l’accord de Nouméa. « Bougival enterre l’histoire du peuple kanak », estime Christian Tein. « Bougival, c’est niet et c’est indigeste », a-t-il encore répété, redoutant des discussions « au forceps » à Paris autour de ce projet « qui enferme ». Connectez vous pour y accéder !Ce contenu est réservé aux abonnés.
Légende photo : Le FLNKS a présenté hier les grandes lignes de la convention du Front qui s’est tenue le 9 janvier à Dumbéa. ©B.Z
Béryl Ziegler




