Hier, la Nickel Mining Company (NMC) organisait sa deuxième mobilisation pour alerter sur sa situation financière critique. Après le rassemblement du 3 décembre devant le Haut-commissariat, cette fois, les salariés et sous-traitants se sont réunis directement sur les sites de production de Poya, Nakéty et Ouaco, pour dénoncer le risque imminent de cessation de paiement qui pourrait intervenir dès le 20 janvier si l’État ne vient pas en aide à l’entreprise.
Aux abords de la mine de Pinpin à Poya, des centaines de salariés, accompagnés d’un collectif de sous-traitants et du syndicat des rouleurs Contrakmines, ont manifesté hier jusqu’au milieu de l’après-midi. Camions et engins miniers étaient positionnés le long de la RT1, sans toutefois bloquer la circulation. « L’État français doit prendre ses responsabilités. L’aide de l’État n’est pas un privilège, c’est une nécessité. Nous demandons une aide immédiate », pouvait-on notamment lire sur les tracts distribués aux automobilistes, alors que la NMC, filiale de la Société minière du Sud Pacifique (SMSP), est au bord du gouffre. Une mobilisation qui intervenait intentionnellement quelques jours avant la réunion sur l’avenir institutionnel à l’Élysée, le 16 janvier à Paris, au cours de laquelle les syndicats espèrent que la situation du nickel, et plus particulièrement celle de NMC, sera à l’ordre du jour. Connectez vous pour y accéder !Ce contenu est réservé aux abonnés.
Légende photo : La manifestation, ici à Poya, s’est déroulée pacifiquement et sans blocage routier.
Béryl Ziegler



