L’annonce par le chef de l’État d’une réunion à l’Élysée la semaine prochaine, le 16 janvier, suscite l’attention de tous les groupes politiques, même si le format et l’objectif de ce conclave ne sont pas encore définis.
On ne sait d’ailleurs pas encore aujourd’hui qui s’y rendra et qui déclinera l’invitation présidentielle. Dans ses déclarations, Christian Tein a laissé entendre que rien n’était calé pour que le FLNKS s’y rende et Calédonie ensemble dans un communiqué a critiqué le principe de cette réunion. Une réunion sur laquelle a été interrogée néanmoins, Naïma Moutchou, la ministre des Outre-mer par Alix Bouilhaguet sur France Info. Soulignant combien l’histoire de la Nouvelle-Calédonie est fragile, Naïma Moutchou réaffirme la nécessaire primauté du dialogue sur toute autre considération. « L’avenir institutionnel de ce territoire est un sujet éminemment complexe qui s’inscrit dans le temps, dit-elle. Mais il y a une donnée constante, c’est que nous devons toujours poursuivre le fil du dialogue. Ce qui est important, c’est que les forces politiques, même quand elles ne s’entendent pas, puissent continuer à se parler pour essayer de tracer ce chemin. C’est l’intérêt des Calédoniens. Et donc, nous mettons tout ce que nous pouvons sur la table pour que les forces politiques puissent continuer à discuter pour essayer de dégager un consensus autour de cet accord de Bougival, qui est un accord important. Ce qui le permet aujourd’hui, ce qui l’ouvre comme possibilité pour la Nouvelle-Calédonie n’est pas à balayer d’un revers de main ». Connectez vous pour y accéder !Ce contenu est réservé aux abonnés.
Légende : Au Sénat, Naïma Moutchou a réaffirmé la volonté de dialogue de l’État.Â
Nicolas VignolesÂ



