Un rassemblement de plus de 110 soignants s’est tenu mercredi matin devant les urgences du Médipôle. Un témoignage de solidarité, mais aussi de vive indignation après la survenue de trois agressions physiques en moins d’une semaine dans les couloirs de l’hôpital.
Un jour de Noël pas comme les autres, mais des violences qui se banalisent. En l’espace de quelques jours, trois soignants du Médipôle ont subi des agressions physiques. La dernière, particulièrement grave, est intervenue mardi. Une infirmière de nuit a été « tabassée à coups de poings et coups de pieds par un adulte ; ça s’est déroulé dans une chambre, sous les yeux d’un autre patient. Notre collègue a dû être prise en charge aux urgences », explique Emmanuel Soria, représentant de l’UT-CFE-CGC et infirmier en réanimation. Une agression qui s’est soldée par un arrêt de travail. « Mais ça, c’est la partie émergée de l’iceberg, poursuit Emmanuel Soria. La violence, elle est présente au quotidien, au travers de menaces, d’insultes, de gestes déplacés. Ça devient presque banal, c’est passé sous silence. Que cette violence entre quelque part dans le domaine de la normalité, c’est ça qui est dommageable. Et chaque fois qu’il y a une agression physique, c’est l’ensemble de la communauté hospitalière qui est touchée. Comment venir travailler la boule au ventre, en se disant qu’on court le risque de se faire violenter ? »
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Légende photo : 110 personnels soignants et administratifs se sont rassemblés mercredi matin pour témoigner leur indignation et leur solidarité face à l’agression de plusieurs de leurs collègues. @Outremers360°
Isabelle Peltier




