Lors de sa séance collégiale hebdomadaire, qui s’est tenue mardi, le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie a approuvé un projet visant à réorganiser l’administration du territoire. Une réforme structurante inscrite dans le Plan d’évolution de l’administration (PEA). « Cette réorganisation est l’aboutissement d’un travail approfondi mené depuis plusieurs années. Elle repose sur un diagnostic complet de l’administration de la Nouvelle-Calédonie et de ses établissements publics, une cartographie détaillée des services et une réflexion menée en 2025 avec l’appui d’un cabinet spécialisé dans la transformation des organisations publiques », détaille le gouvernement dans un communiqué.
L’objectif annoncé est double : « améliorer la qualité du service rendu aux Calédoniens » mais aussi « réduire durablement les coûts de fonctionnement, dans un contexte budgétaire contraint ». « Il s’agit de bâtir une administration plus lisible, plus réactive et mieux organisée, sans renoncer aux missions essentielles de la collectivité », résume l’institution.
Différentes vagues de mesures
Un certain nombre de mesures sont ainsi listées : une simplification de l’organisation avec le passage de 22 à 13 directions, un renforcement et une mutualisation des services support, un regroupement des politiques publiques afin de simplifier les démarches pour les usagers, ou encore une rationalisation des établissements publics, dont le nombre passera de 27 à 14. Cependant, le gouvernement l’assure, « aucune compétence de la Nouvelle-Calédonie n’est abandonnée ». Il s’agit essentiellement « de fusions, de regroupements et d’un pilotage plus efficace de l’action publique ».
Les premières mesures devraient être mises en œuvre à compter du 1er juillet 2026. Une seconde vague de réformes est également attendue à partir du 1er janvier 2027. Des étapes importantes qui pourraient en amener d’autres, alors que le gouvernement réfléchit aussi à des « évolutions plus complexes, comme d’éventuelles fusions de chambres consulaires ou d’établissements hospitaliers », lesquelles « feront l’objet d’études complémentaires ».
Claire Gaveau




