Le feu impressionne. Il fascine autant qu’il inquiète. Pourtant, pour Thibault Tarterat, président d’Artiflam, il n’a rien d’un terrain de jeu inconscient. À 44 ans, cet homme posé parle de sa discipline avec calme et méthode : le feu se travaille, se prépare, s’encadre. Et surtout, il faut remettre le risque à sa juste place.
Lors de l’interview, Thibault avance une comparaison surprenante : il peut être plus dangereux de faire la cuisine que de jongler avec du feu. Pas parce que le feu serait anodin, mais parce qu’en jonglerie, les gestes sont répétitifs, les règles de sécurité intégrées et l’environnement maîtrisé. Bien sûr, cela suppose de respecter un cadre strict. Thibault découvre la jonglerie en 2007. Il observe, teste et apprend. La pratique reste d’abord occasionnelle avant de prendre plus de place à partir de 2014, lorsqu’il s’investit davantage au sein de l’association Artiflam. Sa spécialité : les bolas en feu, qu’il manie avec précision, ainsi que les bâtons, des agrès exigeant coordination, concentration et répétition.
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Légende photo : Devant le public, les membres d’Artiflam transforment le feu en spectacle, entre précision des gestes et rigueur de la discipline.
Delphine Escanes




