Le Président de la République a lancé une invitation aux délégations et groupes politiques calédoniens pour le 16 janvier prochain à l’Élysée. Et le moins que l’on puisse dire est qu’elle ne suscite pas un grand enthousiasme.
Emmanuel Macron souhaitait reprendre la main sur le dossier calédonien, « afin d’apporter des clarifications à l’accord du 12 juillet, écrit le Chef de l’État dans son courrier aux élus, j’ai décidé d’organiser un nouveau temps d’échange pour poursuivre le dialogue avec l’ensemble des partenaires ». Une invitation à laquelle les groupes politiques calédoniens ne semblent pas pressés de se rendre, ni même enclins à y répondre favorablement. Mardi, ce sont les Loyalistes qui fixaient les limites au-delà desquelles la reprise des discussions voulue par le Chef de l’État n’était pas possible. « Si les échanges que vous proposez pour le 16 janvier prochain devaient avoir pour objet de revenir sur les équilibres politiques de l’Accord de Bougival, alors les Loyalistes n’y apporteront pas leur soutien, écrivent-ils. Nous n’apporterons pas davantage notre concours à des discussions qui aboutiraient à une nouvelle version du projet « Deva » ou à tout autre dispositif qui viendrait encourager la cause indépendantiste. Il est inacceptable pour nous que les concessions déjà consenties soient considérées comme de simples étapes préludant à de nouvelles concessions, a fortiori lorsqu’elles s’inscrivent dans un climat de chantage à la violence exercé par des indépendantistes radicaux, dont les reniements successifs de leur parole démontrent qu’ils ne peuvent être considérés comme des partenaires fiables ». Connectez vous pour y accéder !Ce contenu est réservé aux abonnés.
Légende : Pierre-Chanel Tein Tutugoro, chef du groupe UC-FLNKS au Congrès.



