Lors de la réunion de son comité directeur, le Rassemblement a désigné Virginie Ruffenach comme candidate aux municipales à Nouméa. Nous avons fait le point avec elle sur cette annonce, et sur la situation politique liée à Bougival.
La voix du Caillou : Le combat que vous menez pour Bougival au nom du Rassemblement, comme le font également les Loyalistes, ne devient-il pas de plus en plus difficile face aux nombreux obstacles qui se posent chaque jour ?Â
Virginie Ruffenach : Le combat pour la Nouvelle-Calédonie française a toujours été difficile et rude ; nous en acceptons le prix en nous engageant en politique. Nous devons offrir l’accord aux Calédoniens, c’est la seule façon de leur assurer un avenir de paix et de visibilité. La solution ne peut être qu’au sein de la République française, car c’est le choix exprimé à trois reprises par les Calédoniens. Une fois cela dit, nous sommes toujours ouverts à une discussion sincère, car nous devons assumer cette responsabilité.
LVDC : Aujourd’hui certains signataires hésitent et tergiversent, mais on voit bien aussi que l’État hésite, ainsi sur la Consultation des Calédoniens. Cela suscite quelle réaction de votre part ?Â
V.R. : Face au rejet par le FLNKS, nous trouvions la proposition de consultation anticipée pertinente, car elle redonne la parole et le choix sur Bougival aux Calédoniens, qui sont les seuls véritables juges de paix. Mais cette proposition n’a pas été assez travaillée à Paris. Le Parlement n’a pas été suffisamment démarché, et l’opposition des socialistes à l’Assemblée, des centristes au Sénat, ainsi que celle du RN et de LFI, a fini de condamner cette consultation anticipée. Du côté des LR, le soutien à Bougival est total et sans fébrilité à l’Assemblée nationale et au Sénat.Â
LVDC : Christian Tein est à Paris à la tête d’une délégation du FLNKS. Le président du FLNKS demande à rencontrer les groupes politiques nationaux et le chef de l’État. Le groupe LR de Laurent Wauquiez, votre mouvement, et Emmanuel Macron doivent-ils le recevoir ?Â
VR : C’est à eux d’en décider. Je ne me prononce pas à leur place. Connectez vous pour y accéder !Ce contenu est réservé aux abonnés.
Propos recueillis par Nicolas VignolesÂ




