Un an après l’ouverture de sa ligne directe vers Paris, via Bangkok, Aircalin avance un taux de remplissage moyen de 80%. Une réussite salutaire pour la compagnie calédonienne qui redresse la barre après de lourdes difficultés économiques en raison des crises sanitaire et insurrectionnelle.
Mardi 11 décembre 2024, peu avant 17h30, Aircalin s’était posé à l’aéroport de Charles-de-Gaulle, à Paris. La conclusion d’un vol historique, le premier vers le Vieux Continent, qui aura vu l’Airbus A330neo décoller de Nouméa, faire escale à Bangkok avant d’atterrir dans la capitale française en à peine vingt-quatre heures. « C’est la concrétisation d’une vision ambitieuse et audacieuse, qui est de rapprocher les territoires français du Pacifique à la Thaïlande et à la France. Le Nouméa-Paris en direct est désormais une réalité et cela ouvre le champ des possibles », expliquait alors Georges Selefen, directeur général d’Aircalin.
Un an plus tard, l’heure est au bilan. Dans l’arrière-salle du Beach House, sur la baie des Citrons, l’ambiance est détendue, les sourires sont présents sur les visages. « L’année 2024 nous a conduit à prendre de grandes décisions stratégiques pour sauvegarder les 500 emplois de la compagnie, de manière à déployer notre plan de relance car Aircalin, comme toutes les entreprises calédoniennes, a subi une chute d’activité avec une baisse de plus de 40 % du trafic aérien », a rappelé Georges Selefen. Cette ligne Nouméa-Bangkok-Paris était alors le cœur de ce nouveau projet. C’était même « une question de survie ». Connectez vous pour y accéder !Ce contenu est réservé aux abonnés.
Claire Gaveau




