Né il y a cinq ans, Boko s’est imposé comme la référence calédonienne de la vente en vrac et de la réduction des déchets. À la tête d’une dizaine de salariés, Franck Paquier porte une vision claire : soutenir la production locale tout en rendant le « zéro déchet » accessible au plus grand nombre. Un modèle exigeant qui séduit une clientèle de plus en plus large.
Avant Boko, Franck Paquier a passé plus d’un quart de siècle dans la grande consommation : d’abord au sein de Pains Jacquet Brossard, en tant que directeur des ventes en région parisienne puis en Belgique, puis comme directeur commercial et marketing chez Le Froid en Nouvelle-Calédonie. À 50 ans et suite à ces 26 années d’expérience, il décide d’opérer un virage professionnel. « Je cherchais une manière de soutenir la production locale », explique-t-il. La réflexion débouche sur un projet inédit en Calédonie : une épicerie vrac pensée pour réduire les déchets à toutes les étapes, du producteur au consommateur. Boko naît alors, sous son impulsion et celle de « deux amies très engagées dans la communauté écologique » qui insufflent une identité forte au concept. Aujourd’hui, Franck Paquier pilote seul l’opérationnel.
Le premier point de vente ouvre à Magenta en octobre 2020. Un lancement difficile : « J’ai été fortement accompagné par Initiative NC et la Province Sud, mais j’ai toujours souffert d’un défaut de financement : le chemin, en tant que créateur d’entreprise, a été laborieux. » En 2022, un deuxième magasin ouvre au Pont-des-Français, mais disparaît en 2024 après les émeutes. Transféré à Trianon, il a récemment fermé faute d’un local adapté à l’activité. Enfin, un autre point de vente, encore en phase de lancement, a quant à lui été ouvert début 2025, au marché Municipal de Boulari. Connectez vous pour y accéder !Ce contenu est réservé aux abonnés.
Légende photo : Cheyenne Teikivahitini et Patricia Wahuzue, salariées chez Boko
Ide de La Rochebrochard



