La saison des letchis démarre timidement et pourrait s’interrompre avant la fin du mois de décembre, faute de quantité. C’est la deuxième année consécutive que le petit fruit rouge peine à se montrer sur les étals.
L’année 2024 avait été une très mauvaise année pour les letchis. Cette année fera à peine mieux, avec de faibles tonnages en perspective et une durée raccourcie en conséquence. Les premières poches sont déjà apparues sur les bords de route, sur les marchés et dans certains petits commerces ou magasins spécialisés comme Boko, à Magenta et Motor Pool. « Nous avons reçu une quinzaine de kilos de Canala la semaine dernière. Nous nous fournissons sur tout le territoire, mais cette année les producteurs sont à la peine. C’est quasiment une question de microclimat. Nous en recevrons encore la semaine prochaine, et je pense que nous en aurons, disons, jusqu’à Noël, probablement pas au-delà. C’est une mauvaise année », lance Franck Pasquier, co-gérant de Boko. Même constat pour Emerick Clavel, technicien pour Arbofruit sur la zone de Houaïlou, berceau du letchi calédonien et zone étendue de production : « Il faut un froid conséquent pendant au moins quinze jours pour que les pieds de letchis déclenchent une floraison. Les fleurs doivent ensuite tenir pendant un mois, durant lequel il faut arroser les arbres. La première condition n’a pas été remplie, il n’a pas fait assez froid. Au contraire, il a fait plutôt chaud cet hiver, en particulier sur le littoral de la côte Est, où se trouvent les vergers », constate-t-il.
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Légende photo : La saison des letchis démarre timidement… Et cela pourrait malheureusement perdurer dans les prochaines semaines.
Isabelle Peltier



