Christian Tein est de retour, et il demeure bien le chef de la CCAT, élargie désormais à l’Union calédonienne et au FLNKS. Son discours d’ouverture du congrès extraordinaire du FLNKS l’a clairement confirmé.
Un discours court de treize minutes dans lequel Christian Tein parle de la responsabilité qui est la sienne désormais à la présidence du FLNKS, présidence qu’il lui a été difficile d’assumer tandis qu’il était, selon lui, un prisonnier politique déporté. Le FLNKS qui, dit-il, « doit demeurer ce phare qui éclaire la trajectoire de notre peuple vers la pleine souveraineté ». Parce que l’indépendance, la pleine souveraineté, le fait « d’aller chercher Kanaky » demeurent l’objectif et la stratégie du Front.
Accord de Kanaky, non Ă Bougival
Christian Tein a donc développé à nouveau les fondamentaux du FLNKS depuis le retour de sa délégation signataire de Bougival, à savoir le rejet total de tout ce qui ne conduit pas irrémédiablement à l’indépendance. « Aujourd’hui, il faut que nous soyons collectivement à la hauteur des enjeux, parce que nous nous sommes réunis ici à Nimbayes dans un moment décisif de notre histoire. La période que traverse notre pays est grave. La Kanaky a vécu des heures sombres l’an dernier, qui malheureusement ont ravivé les traumatismes de l’histoire du peuple kanak. Depuis plusieurs mois, l’État a tenté d’imposer contre nous une volonté clairement exprimée, le projet d’accord de Bougival. Cet énième passage en force nie nos droits politiques les plus fondamentaux, ravive les blessures de notre peuple et met en lumière la fragilité du dialogue. C’est un déni colonial et cette violence qui pèse encore sur notre peuple doit être stoppée une bonne fois pour toutes ».
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Légende photo : De retour en Calédonie, Christian Tein a prononcé à la tribune le discours d’ouverture du congrès.
Nicolas Vignoles



