L’incendie, qui s’est déclaré lundi 1er décembre à l’île des Pins, est toujours actif. Plus de 2400 hectares sont déjà partis en fumée alors que le sinistre menace dorénavant certaines habitations.
Depuis une semaine maintenant, les soldats du feu sont sur le pont à l’île des Pins. Un important incendie s’est déclaré lundi 1er décembre, à proximité de la tribu de Kéré, entraînant le déclenchement du dispositif ORSEC feux de forêt de niveau 2 le lendemain. Et malgré les importants moyens à disposition, les flammes gagnent du terrain jour après jour. « Depuis six jours que le feu se propage en évolution libre en direction du nord-est, la surface brûlée provisoire fait état de 2400 hectares environ de végétation détruits par les flammes », expliquait, dimanche à la mi-journée, la Sécurité civile. Une avancée qui menace aujourd’hui les habitations du secteur, notamment au sein des tribus de Touete, de Ouatchia et de Touaty alors qu’une « lisière de 4 kilomètres de longueur progresse à contre vent en direction de la RM3 ». « La priorité de ce jour sera de protéger les nombreuses habitations isolées et de tenter de fixer la progression de la tête du foyer actif qui évolue en direction de l’aérodrome », détaillait la DSCGR.
« La fatigue commence à se ressentir »
Après six jours intenses de lutte, 70 sauveteurs de la Sécurité civile sont toujours mobilisés sur place, aux côtés des pompiers de l’aérodrome (SSLIA), de l’association locale ABBN, de la mairie mais aussi d’une « grande partie de la population » qui assure « un soutien logistique aux équipes engagées sur le terrain ». Deux hélicoptères bombardiers d’eau multiplient également les va-et-vient pour tenter de contenir le sinistre. « La fatigue commence à se ressentir », écrivaient, hier matin, les pompiers de l’aérodrome alors que les conditions météorologiques, avec un vent soutenu notamment, compliquent la tâche des soldats du feu.
Claire Gaveau




