Le président du FLNKS est donc bien rentré en Nouvelle-Calédonie à la date du 4 décembre comme annoncée. Une arrivée discrète, accueilli par quelques militants et responsables du FLNKS. Christian Tein n’a fait aucune déclaration à son arrivée, s’engouffrant dans une voiture qui l’a conduit aussitôt à Saint-Louis où il demeure. Selon le FLNKS, une demande de protection policière aurait été faite auprès des services du Haut-Commissariat, le FLNKS craignant en effet pour la sécurité de son président. Christian Tein sera de retour sur le devant de la scène ce samedi à Ponérihouen où il présidera le Congrès extraordinaire du FLNKS. On aura noté que le Haut-commissariat a pris un arrêté d’interdiction de l’alcool pour trois communes tout ce week-end, à savoir Houaïlou, Poindimié et Ponérihouen, en raison d’évènements culturels et de fête communale drainant un large public.
Et si Christian Tein est rentré, les membres de la mission d’écoute eux sont repartis. Thierry Lataste, Rémi Bastille et Benoit Lombrière sont rentrés jeudi soir pour Paris, au terme d’une mission de 4 jours au cours de laquelle ils n’ont fait aucune déclaration. Les trois missionnaires auront rencontré tous les groupes politiques en bilatérales. Le but de leur mission, fixé par le 1er ministre et la ministre des Outre-mer, était de tenter de relancer les discussions autour de Bougival dans la perspective de retravailler le texte, voire de l’améliorer et de le modifier, et le cas échant de faire revenir le FLNKS à la table des discussions. Sur ce dernier point, lors de la dernière conférence de presse de l’UC, il avait bien été précisé que pour le Front « c’était un chemin que l’on ne peut pas prendre ». Cette mission d’écoute se solde-t-elle par un échec ? Invité de l’émission Transparence sur RRB ce vendredi, la présidente de la province Sud, Sonia Backes soulignait que la mission avait été plombée par la décision des sénateurs et des députés socialistes qui ont écrit au 1er ministre, « pour dire qu’ils refuseront que les Calédoniens soient consultés sur l’accord de Bougival, ça a quand même arrêté toute possibilité de faire quoi que ce soit ».




