Alors que la mission d’écoute poursuit ses entretiens à Nouméa, entre autres, avec les formations politiques, la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou, s’exprime dans les colonnes du Monde.
Un entretien réalisé par Nathalie Guibert qui relance le débat et suscite interrogations et commentaires. Pour Naïma Moutchou, si elle salue le travail de Manuel Valls qui est parvenu à remettre tout le monde « autour de la table », rien n’est véritablement finalisé. « Quand j’ai repris le dossier après le retrait de la signature du FLNKS, dit-elle ainsi, j’ai constaté que certaines questions n’étaient pas tranchées : comment s’exerce le droit à l’autodétermination ? Comment avance-t-on dans la reconnaissance du peuple kanak et dans le processus de décolonisation ? ». Elle explique qu’à son arrivée comme ministre des Outre-mer, « Bougival était sur la table mais, sans mise en œuvre, était à l’arrêt », que « les partenaires politiques ne se parlaient plus », et « qu’avec le Premier ministre, nous avons voulu redonner du mouvement ». La ministre poursuit : « J’ai très vite fait le déplacement en Nouvelle-Calédonie et j’ai simplement posé la question : que voulez-vous faire ? Y a-t-il des contre-projets ? Non, hormis l’accord de Kanaky du FLNKS, qui n’est pas un texte de compromis. C’est à partir de là que les discussions ont repris. »
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Nicolas Vignoles




