Au sortir de son comité directeur, qui s’est tenu samedi à Houaïlou, l’Union calédonienne tenait hier une conférence de presse. On en retient la charge contre l’État et l’appel à la mobilisation contre Bougival.
Rien de très nouveau lors de cette conférence de presse de l’UC, au cours de laquelle il a beaucoup été question du FLNKS, si ce n’est le fait que « l’Union calédonienne s’organise pour faire échouer le projet de Bougival ». Et cela commence par une opposition forcenée à la consultation des Calédoniens annoncée par Naïma Moutchou pour mars 2026. « L’Union calédonienne, a-t-il été précisé, n’acceptera jamais la tenue d’une consultation improvisée, sans fondement juridique, contraire à l’esprit et la lettre de l’accord de Nouméa et aux obligations internationales de la France en matière de décolonisation. Par conséquent, l’Union calédonienne se met en ordre de marche pour faire échec au projet d’accord de Bougival ». Et cet appel est lancé en direction de « tous les citoyens qui croient en la souveraineté de ce pays dans une nation unie et solidaire ». L’UC s’en explique, dans une charge contre Sonia Backes, assurant que « ce projet d’accord porte les prémices d’une partition du pays avec des risques de traitements différenciées de la population selon les provinces, ce qui s’est déjà manifesté avec les mesures ségrégationnistes qu’a engagées la présidente de la province Sud ».
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N.V.



