Sans doute fallait-il une femme pour remettre de l’ordre dans ce qui était épars. Nous attendions des réponses, invitée de RRB, Naïma Moutchou nous les a apportées. Et elles sont claires. Pas de faux-fuyant ni de langue de bois chez cette femme déterminée d’évidence, qui connaît le dossier calédonien mieux qu’on ne le pensait et qui, après avoir observé, écouté et compris, a donné sa vision, son cap, ses objectifs. Dure journée pour le FLNKS version Tein à qui la ministre a rappelé des vérités et des exigences, en soulignant les manques du Front, quelques heures seulement avant que le Palika ne claque la porte d’un FLNKS dans lequel non seulement il ne se reconnaît plus, mais qui prend la lutte à l’envers. Naïma Moutchou n’a pas manqué d’un certain courage, et rares sont les ministres qui avant elle ont eu le cran de mettre le FLNKS face à ses contradictions, sa réalité et ses responsabilités. On se dit alors, et comme la ministre l’exige, que l’on va enfin pouvoir avancer, sur le chemin que les Calédoniens réclament de suivre, celui de la paix et du développement. Les mots de Naïma Moutchou ont été justes, forts, clairs, et le message est passé, en particulier auprès de ceux qui, sans projet ni perspective et après avoir tout détruit, font tout pour bloquer le processus en cours. Il y a des remises à l’ordre nécessaires, ce à quoi la ministre des Outre-mer s’est attachée et c’est son grand mérite.
Nicolas Vignoles




