Le Palika a annoncé hier son retrait définitif du FLNKS, après quarante-et-un ans en son sein. Une décision qualifiée de « tournant » par ses dirigeants, qui dénoncent des choix « sans concertation » au sein du Front et affirment vouloir recentrer leur action sur le dialogue et la négociation, dans le prolongement de l’accord de Bougival. Les précisions de Judickaël Selefen, porte-parole du parti.
Lors de votre 50e congrès qui s’est tenu à Téné (Bourail), du 7 au 9 novembre, vous avez notamment acté votre retrait du FLNKS. Pourquoi cette décision ?
Concrètement, on a pris une décision à la sortie du congrès du FLNKS en août 2024. Puis lors de notre congrès en fin d’année 2024, nous avons décidé de nous mettre en retrait. Et cette année, entre ce congrès de Gomen et le congrès de Bourail, nous avons pu apprécier la situation au sein du Front et, de manière plus générale, celle de la mouvance indépendantiste dans le cadre des discussions sur l’avenir institutionnel. Donc, au regard du chemin parcouru ces dernières années, et des positions et décisions prises par le FLNKS « nouveau », nous avons considéré que nous ne partagions plus les modalités pour accéder à l’indépendance. Et, a fortiori, les positions prises par la gouvernance du FLNKS aujourd’hui ne nous permettent plus d’accéder à l’indépendance et à la pleine souveraineté. Donc, ce n’est pas une décision en opposition avec le FLNKS, c’est tout simplement un objectif de clarté qui est visé, et c’est aussi l’opportunité d’inscrire les nouvelles générations dans une nouvelle voie pour le portage de l’objectif d’indépendance, une nouvelle voie à renouveler.
Gardez-vous quand même la porte ouverte au FLNKS ?
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Propos recueillis par Béryl Ziegler



