Aucune annonce concrète n’est sortie de la réunion entre la ministre des Outre-mer et les représentants du monde économique, lundi soir. Entre inquiétude et usure, les organisations patronales craignent le pire pour 2026, sans plan de relance ni investissement de l’État.
« La réunion avec les acteurs économiques était très nettement inférieure aux attentes concernant les annonces. Je ne peux qu’espérer qu’il y en ait d’autres d’ici la fin de la semaine ». Cette phrase de Christopher Gygès résume finalement bien la réunion entre les acteurs économiques et Naïma Moutchou, lundi soir au Haut-commissariat. La déception, c’est le sentiment qui domine majoritairement. La CPME a mis trois sujets sur la table. L’organisation patronale a notamment demandé la prolongation de « l’allocation exceptionnelle de maintien dans l’emploi » jusqu’à mi-2026, alors que ce dispositif doit s’arrêter au 31 décembre 2025. La CPME a également déploré l’absence d’avancées en matière d’assurances depuis mai 2024, et notamment sur le maintien de la garantie émeutes dans les contrats. Enfin, la Confédération des petites et moyennes entreprises a insisté sur la nécessité de flécher les investissements sur l’ensemble des trois provinces, plutôt que sur le seul Grand Nouméa. Pas d’annonces de la part de la ministre pour l’heure sur le volet économique. Celle-ci a dit être venue pour écouter les acteurs économiques, et qu’elle leur ferait un retour une fois rentrée à Paris. « Des propositions concrètes, il y en a depuis longtemps, mais sans moyens financiers, c’est compliqué », a confié l’un des dirigeants d’une organisation patronale.
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Béryl Ziegler et Claire Rio-Pennuen



