Une manifestation à l’appel du FLNKS-CCAT s’est déroulée vendredi devant le Haut-commissariat. Environ 200 personnes étaient rassemblées.
Prises de parole successives, musique kaneka, drapeaux indépendantistes et banderoles anti-Bougival ont rythmé cette mobilisation à l’initiative du FLNKS-CCAT, vendredi de 8h à 14h. Jeunes et moins jeunes se sont succédés au micro pour prononcer des discours souvent virulents, émaillés des éléments de langage habituels, tels que le « passage en force » de l’État « puissance administrante », la suprématie du « peuple premier », « l’insurrection de la jeunesse kanak du 13 mai » ou encore la brutalité de la « justice coloniale » vis-à -vis des « prisonniers politiques déportés en métropole ». Une délégation de dix personnes, parmi lesquelles Sylvain Pabouty, Marie-Pierre Goyetche, Henri Juni et Oriane Trolue, a été reçue durant près de deux heures par le Haut-commissaire Jacques Billant. Elle lui a remis un courrier à l’attention de la ministre des Outre-mer, Naïma Moutchou. Le document fait notamment état d’une « détérioration » des relations entre l’État et les indépendantistes du FLNKS.
Hervé Tein-Taouva, commissaire politique de l’Union calédonienne et porte-parole de cette délégation, a déclaré à l’issue de la rencontre que le FLNKS-CCAT prenait acte du report des élections provinciales, même s’il se « prononçait toujours pour un scrutin fin novembre ».
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Isabelle Peltier



