La Chambre de Commerce et d’Industrie reste dans la tourmente. Une crise entamée à la suite du placement en garde à vue, il y a quelques semaines, de son président, David Guyenne.
Vendredi dernier, la CCI réunissait son assemblée générale. Avant que la réunion ne débute, ses membres ont été informés de la décision des 11 élus du groupe « Alliance pour la relance », de se mettre en retrait du fonctionnement public de la CCI, tant que son président restera en fonction. Pour ces 11 élus, la gouvernance de la Chambre est fragilisée par de graves soupçons et par l’absence de dialogue interne. « Nous refusons d’être assimilés à une présidence dont l’image porte atteinte à la crédibilité de la CCI et du monde économique calédonien », ont-ils expliqué dans un communiqué. « Notre demande était pourtant simple et respectueuse de la présomption d’innocence : le temps de l’enquête, nous avions demandé une mise en retrait de David Guyenne de son poste de Président, et de toute représentation publique ».
Le groupe Alliance pour la Relance, qui, dit-il, « représente près de 50 % des voix exprimées lors des dernières élections consulaires », rappelle « qu’il n’a jamais été associé au Bureau de la CCI malgré ses demandes répétées. Cette exclusion prive la Chambre du pluralisme et du débat contradictoire indispensables à son bon fonctionnement ». Les élus du groupe n’assisteront plus aux Assemblées Générales ni aux réunions publiques présidées par David Guyenne le temps de l’enquête. Ils siégeront en revanche dans les commissions de travail, « pour défendre les dossiers économiques et les intérêts des entreprises calédoniennes ». Le groupe Alliance pour la Relance « appelle enfin les élus de la majorité à prendre leurs responsabilités et à mesurer l’impact de leur soutien à une présidence contestée, qui affaiblit chaque jour un peu plus l’institution consulaire ».
Nicolas Vignoles



