Une nouvelle voix se fait entendre sur les scènes locales. Marion Cash, une artiste de stand up, maman calédonienne, a pris la plume pour rire de son quotidien. Un quotidien qui fait écho à nombre de femmes.
Crise de la quarantaine ? Pas vraiment. Marion Cash, de son nom de scène, est régulièrement secouée d’élans de changements et de grandes ambitions. À 10 ans, elle est élue au conseil municipal junior à Bourail. À 20 ans, elle fonde sa famille. À 30 ans, elle reprend ses études. À 40 ans, elle monte sur scène. Pour cette nouvelle étape, Marion s’est créé son propre nom : Cash. « Carnicelli, c’est le nom de mon mari. Lemenant, c’est celui de mon père. Cash, c’est le mien. » Faites l’humour, pas la guerre, c’est 50 minutes de stand-up. Un format assez rare sur le Caillou. « Quand j’ai commencé, je cherchais un bar, à l’américaine, où je pouvais dire mes blagues. » Mais Marion ne trouve rien. Alors elle postule à un appel à projets du Centre d’art de Nouméa. Ça tombe bien : le lieu culturel veut lancer un petit festival tourné vers les femmes et les artistes émergentes, Women in the Pocket. « J’ai été reçue par Damien (NDLR : Damien Durieux, médiateur culturel du Centre d’art). J’étais plus stressée que pour un entretien d’embauche. J’avais l’impression de jouer ma vie ! » Le Centre d’art met en place un accompagnement pour les trois artistes féminines retenues pour ce nouveau festival. Car Marion Cash est novice. Elle n’a jamais fait de comédie. N’a jamais lu ses textes en public. Les quatre représentations sont un succès. « Bon, la moitié de la salle, c’était ma famille ou des collègues ! » sourit-elle, en exagérant un peu. Forte de cet engouement, Marion renforce son texte pour produire un spectacle de près de 50 minutes : un seule-en-scène qu’elle va désormais jouer… seule. Connectez vous pour y accéder !Ce contenu est réservé aux abonnés.
Crédits : A.D
Aurélia Dumté




