Après une année 2023 florissante et un début 2024 prometteur, les émeutes de mai ont brutalement freiné la dynamique touristique de la Nouvelle-Calédonie. Dix-huit mois plus tard, la fréquentation reste faible, mais les signaux de reprise se multiplient. Entre marché local en perte de vitesse, reconquête internationale et initiatives de soutien, les acteurs du secteur s’activent pour remettre la destination sur les rails.
En 2019, année record, on comptait 130 000 touristes venus par avion et 344 000 croisiéristes. Après le long tunnel de la pandémie, la reprise s’était amorcée dès 2022 avec la réouverture progressive des marchés : d’abord l’Australie, puis la Nouvelle-Zélande et enfin le Japon.
En 2023, la fréquentation touristique atteignait 96 % du niveau de 2019, soit 126 000 touristes aériens, auxquels s’ajoutaient autant de croisiéristes que pendant l’année record, et ce malgré une offre réduite à deux escales (Nouméa et Lifou, contre quatre auparavant avec l’Île des Pins et Maré), pour un total estimé par Nouvelle-Calédonie Tourisme (NCT) à plus de 50 milliards de francs de retombées économiques directes.
Au premier trimestre 2024, les indicateurs dépassaient déjà ceux de 2019. Tous les voyants étaient au vert, jusqu’à ce que les événements de mai viennent brutalement stopper l’élan. Jusqu’au 13 mai 2024, la Nouvelle-Calédonie vivait donc l’une des plus belles périodes touristiques de son histoire récente. Les chiffres parlaient d’eux-mêmes : après la crise sanitaire, le territoire avait retrouvé presque tout son flux d’avant Covid. « On vivait une très belle reprise », rappelle Flore Roudaut, cheffe du service du tourisme à la Direction du développement économique et du tourisme (DDET) de la province Sud. « Les établissements affichaient de bons taux d’occupation, et le tourisme local comme international tirait la fréquentation vers le haut ».
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Légende photo : La situation de l’île des Pins illustre bien les difficultés actuelles concernant le tourisme.
Ide de La Rochebrochard




