Le tribunal administratif a annulé la décision de Gilbert Tyuienon d’accorder une indemnité de logement mensuelle au directeur du Port autonome de Nouvelle-Calédonie. Le membre du gouvernement s’appuyait sur une délibération datant de près de cinquante ans pour justifier ce privilège.
Gilbert Tyuienon n’était pas dans les clous. C’est la conclusion du tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie qui a annulé la décision du membre du gouvernement attribuant une indemnité de logement au directeur du Port autonome de Nouvelle-Calédonie (Panc).
Comme nous le révélions dans notre édition du 21 octobre, le Haut-commissariat avait « déféré » devant la justice administrative l’article 4 de la décision du 29 août 2024 prise par Gilbert Tyuienon en tant que membre du gouvernement en charge des transports et président du conseil d’administration de cet établissement public. Ce fameux article avait interpellé les services juridiques de l’État car il faisait bénéficier Karim Ouni, directeur du Panc, d’un avantage mensuel de 25 000 francs au titre de l’indemnité de logement. L’arrêté du 29 août concernait justement le renouvellement de Karim Ouni dans ses fonctions après le départ fracassant de Brice Kiener sur fond de désaccord avec Gilbert Tyuienon. Or, l’État considérait que les « dispositions » de cette prime étaient « illégales » et dépourvues de « base légale ».
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Jean-Alexis Gallien-Lamarche
La justice s’interroge sur les avantages du directeur du Port autonome




