La CCAT appelle à une journée de mobilisation à Nouméa, à Koné, à Lifou et à Ouvéa pour dénoncer la motion de rejet votée par l’Assemblée nationale.
Après le communiqué de l’UC-FLNKS sur le renvoi en Commission mixte paritaire du projet de Loi organique visant à reporter les élections provinciales (lire en page 3), la CCAT sort également du silence. La Cellule de coordination des actions de terrain, émanation du Front, dénonce non pas un « passage en force » mais un « déni de démocratie ». « Ce qui s’est produit à l’Assemblée nationale, avec la motion de rejet par les propres auteurs du projet de loi organique et défenseurs de Bougival, illustre clairement que la démocratie ne les intéresse que lorsqu’elle sert leurs intérêts », écrit ainsi le groupe, qui assure que l’Etat souhaite « faire taire Kanaky, éteindre la voix du peuple premier pour continuer à profiter des richesses et des atouts de ce pays, si essentiels à une France en déclin à tous les niveaux ».
C’est dans ce contexte que la CCAT plaide pour une journée de mobilisation, « dans la paix, la force et l’unité », ce samedi à Nouméa (Vallée-du-Tir), à Koné (subdivision Nord), à Lifou (esplanade de Wé) mais aussi à Ouvéa (face à la gendarmerie). « Notre combat est juste, pacifique et déterminé », assure l’organisation, dont onze de ses leaders, rappelons-le tout de même, avaient été interpellés puis placés en garde à vue l’an dernier dans le vaste dossier des émeutes.
Claire Gaveau



