La commission des lois de l’Assemblée nationale examinait le projet de loi organique actant le report à l’an prochain des élections provinciales. Et elle a rendu un avis favorable, même si les extrêmes de gauche comme de droite ont voté contre.
Les débats ont été rudes, sous l’impulsion notamment de La France insoumise par la voie de Bastien Lachaud, mais aussi du député Emmanuel Tjibaou. Ce dernier a expliqué ne pas avoir signé un accord, mais un projet d’accord, et que la parole donnée par l’État à Bougival n’avait pas été respectée. « Vous nous demandez de reporter les élections, a-t-il déclaré, pour, entre guillemets, entériner un accord qui sera modifié, c’est là où nous, en tant qu’indépendantistes, en particulier pour le FLNKS, Mouvement de Libération, ça ne va pas être possible de s’avancer de cette manière-là  ». Et Emmanuel Tjibaou de dénoncer l’absence de consensus. « Vous prenez la notion de consensus que tout le monde est en train de parler depuis tout à l’heure, c’est une notion qui ne tient plus, a précisé Emmanuel Tjibaou. Donc c’est là où nous, on se pose la question : est-ce qu’on n’est pas en train de refaire les mêmes exercices que l’année dernière et l’année d’avant ? Avec les mêmes risques, avec la même crainte, avec la même vigilance que les parlementaires doivent avoir sur les conséquences de nos décisions ici ». Emmanuel Tjibaou estime enfin que rien ne peut se faire sans le FLNKS. « L’accord ne tient pas, a déclaré le député de la 2e circonscription. Et si vous voulez aujourd’hui entériner un accord politique sans la présence du Mouvement de Libération à l’intérieur, ça n’a plus de sens de l’inscrire en perspective de décolonisation, sans le Mouvement de Libération. Donc c’est là où on se pose la question de la réalité dans laquelle vous êtes ici, et de la réalité qui est la nôtre au pays ». Connectez vous pour y accéder !Ce contenu est réservé aux abonnés.
Légende photo : Après son adoption en commission des lois, le texte sera examiné en séance publique, dans la nuit de mercredi à jeudi pour nous.Â
Nicolas Vignoles



