Le président du FLNKS, mis en examen dans l’enquête sur les émeutes de mai 2024, a vu son contrôle judiciaire assoupli après la décision de la Cour d’appel de Paris. Il a dès à présent le droit de regagner le territoire.
Une décision redoutée par bon nombre : le retour de Christian Tein sur le territoire est dorénavant possible. Alors que le Caillou panse toujours ses plaies, l’auteur présumé de ces profondes blessures est en passe de regagner le territoire. Du moins, plus rien ne s’oppose à son retour. La Cour d’appel de Paris a en effet rendu son verdict, mercredi 16 octobre, alors que le parquet avait fait appel de la décision des juges d’instruction d’assouplir le contrôle judiciaire de Christian Tein, l’autorisant à regagner l’archipel. Une décision prise « par mesure de sûreté » par le ministère public qui a évoqué, lors de l’audience, que « le contexte en Nouvelle-Calédonie apparaît très fragile ». Â
Malgré tout, les magistrats se sont rangés derrière les juges d’instruction, en autorisant un éventuel retour et en levant l’interdiction de contact entre Christian Tein et les autres mis en cause. Une victoire pour le président du FLNKS, nommé à la tête du Front alors qu’il était emprisonné à Mulhouse-Lutterbach en août 2024. « Nous sommes satisfaits et soulagés de la décision de la Cour d’appel de Paris qui, à nouveau, valide le raisonnement des juges sur notre demande et cette fois-ci autorise M. Tein à retrouver sa terre, après près de dix-huit mois de privation », a réagi auprès de l’Agence France Presse, Me Florian Medico, l’un de ses avocats avec François Roux et Pierre Ortet. Connectez vous pour y accéder !Ce contenu est réservé aux abonnés.
Légende photo :Outre Christian Tein, six autres membres de la CCAT avaient été incarcérés en Métropole.
Claire GaveauÂ



