En septembre, l’indice des prix chute de 1,2 % sur le territoire, porté par les soldes d’hiver. Mais l’inflation annuelle de 0,3 % interroge.
Selon l’Institut de la statistique et des études économiques (ISEE), l’indice des prix à la consommation a reculé de 1,2 % sur le mois, après une hausse de 0,4 % en août. Cette baisse sensible s’explique avant tout par l’arrivée des soldes d’hiver, qui ont provoqué une chute des prix dans de nombreux secteurs. Les produits manufacturés enregistrent ainsi une diminution de 2,4 %, avec des baisses marquées sur les vêtements (-9,2 %), le mobilier (-10 %), les appareils ménagers (-6,5 %) ou encore les jeux et jouets (-9,7 %). L’électronique perd 7 % sur les téléviseurs, ordinateurs et tablettes. Les chaussures reculent de 5,6 % et les effets personnels comme les sacs à main chutent de 8 %. Les services participent également à cette diminution avec une baisse de 1,1 %. Le transport aérien international subit un repli saisonnier de 11,4 %, tout comme le transport maritime qui perd 6,2 %. Du côté de l’alimentation, la baisse s’accentue à -1 %. Les légumes enregistrent une chute de 10,3 %, mais les produits sucrés bondissent de 1,5 %, les huiles s’envolent de 2,7 % et les fruits gagnent 1,4 %. L’énergie affiche une baisse modérée de 0,4 %. L’essence diminue de 1,5 % pour s’établir à 154,7 francs le litre, tandis que le gazole poursuit son escalade avec une hausse de 1,6 %, atteignant 140,9 francs le litre.Â

Une inflation annuelle inquiétante
Si la baisse mensuelle peut réjouir les consommateurs, le glissement annuel interroge : avec seulement 0,3 % d’inflation sur douze mois, la Nouvelle-Calédonie affiche un niveau anormalement bas. Cette quasi-stagnation peut traduire un ralentissement économique préoccupant. Une inflation trop faible signale généralement que les consommateurs dépensent peu, par crainte ou nécessité. La situation est encore plus préoccupante pour les ménages les plus modestes. Si leur indice baisse de 1,1 % en septembre, l’écart se creuse nettement sur un an : +1,2 % contre +0,3 % pour la moyenne. Les 20 % des Calédoniens les plus pauvres subissent une inflation quatre fois supérieure, principalement en raison de la hausse des dépenses obligatoires. L’énergie a ainsi augmenté de 3,8 % sur un an pour ces ménages, contre 0,4 % pour l’ensemble. Les restaurants et hôtels ont bondi de 9,6 %.
©ISEEÂ
Claire Rio-Pennuen




