4 adolescents, âgés de 9 à 15 ans ont été interpellés mardi au Vallon-Dore. Ils sont soupçonnés d’avoir pénétré au domicile d’une femme de 77 ans. L’enquête devra déterminer les circonstances exactes de ces faits. La piste d’une agression à connotation sexuelle n’est pas écartée.
L’affaire est sensible et l’enquête s’annonce délicate. Selon nos informations, une habitante du quartier du Vallon-Dore a été victime d’une intrusion à son domicile. D’après les premiers éléments recueillis, quatre jeunes se seraient introduits dans la maison de cette femme âgée alors qu’elle se trouvait seule. C’est le fils de la septuagénaire qui aurait donné l’alerte. En consultant sur son téléphone les images retransmises par les caméras de surveillance installées chez sa mère, il aurait aperçu plusieurs silhouettes à l’intérieur de la maison. Il a alors immédiatement contacté la gendarmerie. Une patrouille s’est rapidement rendue sur place, ce qui lui a permis d’interpeller les 4 mineurs alors qu’ils sortaient du domicile de la victime. Ces derniers, âgés de 9 à 15 ans, ont été conduits dans les locaux de la gendarmerie de Nouméa pour y être entendus.
Un mineur repéré la veille dans la maison
La septuagénaire, en état de choc, a été prise en charge par les secours et soutenue par sa famille. Transportée à l’unité médico-judiciaire de proximité du Médipôle, la victime a subi un examen médical destiné à déterminer si elle a été victime d’une agression à caractère sexuel. À l’heure où nous écrivions ces lignes, les résultats de l’expertise médicale n’étaient pas encore connus. Les circonstances précises de ces faits demeurent encore floues. Le parquet de Nouméa a ouvert une enquête qu’il a confiée à la compagnie de gendarmerie de Nouméa. Les enquêteurs s’attachent désormais à comprendre les motivations des jeunes suspects. S’agissait-il d’un cambriolage qui a mal tourné ? La maison a-t-elle été choisie au hasard ? Les adolescents savaient-ils que la propriétaire était seule et vulnérable ? Autre fait troublant : en visionnant à nouveau les images captées par les caméras de vidéosurveillance, le fils de la septuagénaire aurait découvert qu’un des mineurs arrêtés avait fait irruption, la veille, dans la même maison. Ce dernier, âgé de 14 ans, a été placé en garde à vue. Les plus jeunes, en revanche, ne peuvent pas être légalement placés en garde à vue, mais ils peuvent être entendus sous le régime de la « retenue », en présence d’un avocat. Les investigations en cours visent désormais à déterminer la nature exacte des faits et le rôle de chacun. L’audition de la victime, si son état de santé le permet, pourrait s’avérer cruciale pour aider les enquêteurs de la gendarmerie à mieux cerner le déroulement de cette intrusion encore bien mystérieuse et particulièrement grave.
Jean-Alexis Gallien-Lamarche



