Manuel Valls n’est plus ministre des Outre-mer, remplacé par Naïma Moutchou. Il ne cache pas une certaine déception, une vraie amertume.
Dans un premier temps, l’ex-ministre des Outre-mer a évoqué la situation politique nationale. « Je ne vous cache pas, a-t-il dit, ma profonde inquiétude face aux événements politiques de ces dernières semaines, si périlleux pour notre pays, pour la démocratie et pour la République. Je ne vous cache pas non plus mon malaise, pour ne pas dire mon dégoût, face aux spectacles politiques offerts aux Français ». Mais, alors qu’il n’a pas été reconduit dans le gouvernement Lecornu II, il se dit surtout triste de quitter le ministère des Outre-mer. Car, dans l’antre de la rue Oudinot, il aura rempli une « mission passionnante, exaltante », soulignant qu’il avait mis en oeuvre de très nombreux chantiers. Ce fut le cas, évidemment, en Nouvelle-Calédonie qui, selon lui, « doit être la priorité absolue du gouvernement, tant ce que nous avons construit là -bas est aussi fragile que précieux ». Pour Manuel Valls, la Nouvelle-Calédonie est « inscrite dans la mémoire collective et la conscience politique des Français » et reste « un sujet de préoccupation majeure ». Connectez vous pour y accéder !Ce contenu est réservé aux abonnés.
Légende photo : Manuel Valls a quitté la rue Oudinot après la traditionnelle passation avec sa successeure.
Nicolas Vignoles



