Depuis plus de trente ans, la Distillerie de Boulouparis valorise les plantes locales, en particulier le niaouli. Rachetée en 2019 par la famille Chevry Latour, elle s’attache à perpétuer un savoir-faire artisanal tout en l’adaptant aux enjeux contemporains. À travers son activité, l’entreprise conjugue ancrage territorial, respect de la nature et ouverture au public.
Fondée en 1992, la Distillerie de Boulouparis a connu un tournant en 2019, lorsqu’elle a été reprise par Jordane Chevry Latour et son père Francis Latour. Issue d’une famille d’agriculteurs et férue de produits naturels, cette ingénieure en biochimie a longtemps travaillé dans le secteur du bio en Métropole. Son mari, Calédonien et passionné par les plantes, complète son profil scientifique d’une expérience en économie et gestion. « Comme mes parents habitaient à Port Ouenghi, ils venaient naturellement en tant que clients à la distillerie », raconte Jordane Chevry Latour. « Un jour, le propriétaire, qui était âgé, leur a dit qu’il essayait de vendre. C’est ainsi que le projet a démarré, et que nous avons décidé, avec mes parents et mon mari, de relancer l’entreprise. » La transition avec l’ancien propriétaire s’est faite durant plus d’un an, dans un souci de continuité et de respect des savoir-faire. Aujourd’hui, la gérante travaille à temps plein sur le site, accompagnée de deux salariés, tandis que son mari participe à temps partiel et le week-end, en parallèle de son activité principale. Ses parents, quant à eux, restent impliqués, notamment pour les aspects techniques. Une aventure familiale qui s’inscrit dans la durée, nourrie à la fois par l’expérience et l’attachement au territoire. Connectez vous pour y accéder !Ce contenu est réservé aux abonnés.
Ide de La RochebrochardÂ




