Sébastien Lecornu est allé vite, parce que le temps est peut-être compté. Dimanche soir, heure de Paris, la composition du gouvernement a été annoncée. Et ce sous la menace d’une motion de censure.
Invité de La Tribune du dimanche, Sébastien Lecornu laissait entendre que son gouvernement pourrait surprendre les Français, insistant sur le fait que n’y figureraient pas ou plus, tous ceux qui, à un titre ou à un autre, témoigneraient d’une ambition politique personnelle. C’est donc un gouvernement plutôt technique, ouvert à la société civile et à de jeunes parlementaires, qui a été composé, où les figures politiques de premier plan sont en ultra-minorité, si l’on excepte Gérald Darmanin, maintenu sans doute par la volonté du président de la République, et qui a annoncé « suspendre ses activités partisanes », et Rachida Dati. Pour le reste, cette liste de 34 ministres ou ministres délégués intègre des personnalités largement inconnues ou méconnues des Français. L’objectif, affirmé et réaffirmé par le Premier ministre ces derniers jours, est clairement de faire en sorte que la France dispose d’un budget avant le 31 décembre. Il entend que son équipe gouvernementale se mette rapidement au travail, et a ainsi demandé que les passations de pouvoir soient brèves, sans public ni presse. « Un gouvernement de mission est nommé pour donner un budget à la France avant la fin de l’année, écrit Sébastien Lecornu sur sa page Facebook. Je remercie les femmes et les hommes qui s’engagent dans ce gouvernement en toute liberté au-delà des intérêts personnels et partisans. Une seule chose compte : l’intérêt du pays ». Connectez vous pour y accéder !Ce contenu est réservé aux abonnés.




