En janvier dernier, lors du dernier Challenger de Nouméa, les spectateurs présents au Ouen-Toro ne s’imaginaient peut-être pas voir Valentin Vacherot triompher sur un Masters 1000 quelques mois plus tard. Le Monégasque avait été éliminé en quart de finale du tournoi nouméen par le Français Constant Lestienne. Depuis, hormis les tours de qualifications pour l’Open d’Australie, Roland-Garros et Wimbledon ainsi que le Masters 1000 de Monte-Carlo, il a enchaîné les Challenger avec pour meilleur résultat, une finale perdue à Francavilla al Mare (Italie). Mais dans le sport de haut niveau, rien n’est jamais écrit. Et le droitier de 26 ans (204e mondial) l’a prouvé la semaine dernière à Shanghai (Chine). Alors qu’il ne devait même pas prendre part au tournoi, il a d’abord profité d’un forfait pour intégrer les qualifications où il a battu l’Américain Nishesh Basavareddy et le Canadien Liam Draxl. La suite est presque irréelle avec, dans le tableau principal, des victoires successives contre le Serbe Laslo Djere (79e), le Kazakh Alexander Bublik (16e), le Tchèque Tomas Machac (30e), le Néerlandais Tallon Griekspoor (27e), le Danois Holger Rune (11e) et le Serbe Novak Djokovic (5e). Mais, cerise sur le gâteau, c’est face au Français Arthur Rinderknech, qui n’est autre que son cousin, que Valentin Vacherot a décroché son plus grand succès (4-6, 6-3, 6-3). Une victoire qui propulse le Monégasque au 40e rang mondial, lui qui n’avait jamais dépassé la 140e place.Â
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