Le projet de Loi organique organisant le report des élections provinciales à mai 2026, pourrait être examiné en ce début de semaine au Sénat.
Il est question de mardi ou de mercredi à Paris pour cette séance majeure, mais tout sera fonction de la nomination du gouvernement et du prononcé du discours de politique générale de Sébastien Lecornu. Toujours est-il que vendredi dernier, le gouvernement démissionnaire a sollicité le Sénat, selon une procédure d’urgence, pour qu’il examine et vote ce texte sans retard. Cette proposition de Loi organique émane de 6 des 8 groupes politiques du Sénat. Sur la chaîne Public Sénat, Gérard Larcher, président du Sénat, puis son vice-président, Xavier Iacovelli, interrogés par La Voix du Caillou, ont confirmé l’importance d’agir sans retard et de tenir les délais nécessaires à la mise en œuvre de l’accord de Bougival. Et ce dans le contexte gouvernemental actuel où la Nouvelle-Calédonie est présentée comme une « priorité » législative par Sébastien Lecornu. Cette possibilité d’examiner et de voter cette loi dans le cadre d’une procédure d’urgence, en dépit que le gouvernement soit démissionnaire et ne gère que les affaires courantes, avait été évoquée et soulignée chez nos confrères de RRB par le député Metzdorf.
Réagissant à cette annonce, Virginie Ruffenach souligne que cette séance du Sénat est « essentielle pour respecter l’engagement pris et la parole donnée », et elle engage « toutes les forces politiques calédoniennes qui ont pris des risques à Bougival en faisant les efforts mutuels, concrétisés par la signature d’un accord équilibré, à refuser que les élections provinciales se tiennent à la fin novembre ! » Selon elle, « il en va de l’avancée de la Nouvelle-Calédonie, du respect d’équilibres démocratiques, en particulier, de l’indispensable ouverture du corps électoral. Il s’agit aussi de dresser des perspectives pour l’ensemble des Calédoniens et de ne pas les laisser dans le néant ».



