Sous un ciel ensoleillé, les saveurs, les couleurs et les rythmes polynésiens ont envahi le centre-ville de Nouméa, lors du Jeudi du centre-ville spécial « Tahiti au grand cœur ».
Sous les tonnelles ornées de tissus fleuris et de colliers de coquillages, les visiteurs ont afflué pour découvrir la richesse des cultures polynésiennes. Durant deux jours, le centre-ville de Nouméa s’est transformé en un village des îles, où se mêlaient danses, artisanat et gastronomie. Parmi les exposants, l’association des Marquisiens de Nouvelle-Calédonie participait pour la première fois à l’événement. Créée il y a tout juste un an, elle compte une trentaine de membres. « Le but de la création de cette association, c’est de promouvoir la culture marquisienne ici en Nouvelle-Calédonie, explique Virginie Hokaupoko, trésorière. On s’est aperçu qu’il y a énormément de Marquisiens ici, mais la culture, elle est un peu endormie. » Sur leur stand, les visiteurs ont pu goûter à des plats typiques : chèvre au lait de coco, poisson cru à la façon marquisienne ou manioc caramélisé. « C’est notre première édition concernant les ventes culinaires, et apparemment, la plupart des gens aiment les plats », se réjouit-elle. Certains curieux ont même osé goûter le fameux chèvre-lait de coco, « un plat pour les aventuriers », sourit Virginie.

Des savoir-faire transmis avec passion
Un peu plus loin, le stand de l’association Tamarii no Ziona, « les enfants de Sion », proposait également des plats variés. Fred, l’un des membres de l’association, raconte la préparation minutieuse de leurs spécialités, dont le porc au bambou. « On a mis une semaine pour préparer tout ça. Ça ne se fait pas du jour au lendemain », confie-t-il. Le plat, cuit dans un four traditionnel, se distingue par son authenticité. « C’est très rare de faire ces choses-là aujourd’hui, parce que ça prend du temps. Avant, il n’y avait pas de marmites ni de gaz, on faisait cuire dans le bambou », explique-t-il fièrement. À ses côtés, Romain, un autre membre, ajoute : « On a fait le choix de proposer des plats traditionnels qu’on ne trouve pas partout, ceux que les anciens cherchent, parce qu’ils n’ont plus ce plaisir-là de les retrouver. » La première journée était un grand succès pour Fred : « c’était damé, tout est parti », explique-t-il.
Un public conquis et gourmand
Parmi les promeneurs, François et Marie, arrivés depuis peu sur le territoire profitaient de l’ambiance festive. « Les manifestations comme ça, il n’y en a pas beaucoup. Dès qu’il y a un truc, c’est agréable, ça fait bouger les gens », confie François. Marie, elle, ne cache pas son enthousiasme : « On est venus hier et on revient aujourd’hui ! La musique est très agréable, évidemment. Ça fait penser aux vacances. » Entre les samoussas, le thon fumé ou les plats relevés, les visiteurs s’en donnent à cœur joie. « C’est surtout pour manger ! », plaisante François, ravi de cette escapade gourmande. En plus des nombreux stands de spécialités culinaires les visiteurs ont pu apprécier prestations musicales, spectacles de danse et même un concours de décorticage de cocos !
Légende photo : Les curieux affluent devant le stand des Marquisiens.Â
Claire Rio-PennuenÂ




