Ce jeudi matin, Sébastien Lecornu, Premier ministre démissionnaire, aura remis les résultats de la mission que lui a confié le chef de l’Etat. Et le Président en tirera alors toutes les conséquences.
Trois cas de figure se posent : la nomination d’un nouveau Premier ministre chargé de former un nouveau gouvernement, une dissolution de l’Assemblée nationale ou la démission du président de la République. Nous devrions être prochainement fixés. En attendant, pour mener à bien sa mission, Sébastien Lecornu a beaucoup consulté, tout du moins ceux qui voulaient bien l’être, ce qui n’a pas été le cas de La France insoumise, du Rassemblement national et même de Bruno Retailleau, l’actuel président des Républicains.
On retient surtout de ces consultations, qu’il a été question de la Nouvelle-Calédonie. Mardi soir, les services de Matignon ont publié un communiqué au sortir d’une réunion du Premier ministre avec les chefs des partis du groupe central, mais aussi avec les présidents du Sénat et de l’Assemblée, Gérard Larcher et Yaël Braun-Pivet. Autour de la table se trouvaient également plusieurs anciens chefs de gouvernement à savoir Gabriel Attal, Edouard Philippe, et le représentant de François Bayrou, Marc Fesneau. « Le Premier ministre démissionnaire a proposé de concentrer les discussions sur deux priorités qui s’imposent à l’ensemble de la classe politique : l’adoption d’un budget pour l’État et pour la sécurité sociale, et l’avenir de la Nouvelle-Calédonie. Tous ont convenu de ces deux urgences, avec une volonté partagée de trouver une issue rapide sur l’urgence budgétaire et les paramètres d’un compromis possible avec les oppositions », peut-on lire dans ce communiqué. Connectez vous pour y accéder !Ce contenu est réservé aux abonnés.
Légende photo : Après sa démission, Sébastien Lecornu s’est vu confier une mission par Emmanuel Macron. ©Sébastien Lecornu
Nicolas Vignoles




