Le parquet de Paris a fait appel de la décision des juges d’instruction en charge du dossier d’alléger le contrôle judiciaire de Christian Tein et de quatre autres responsables de la CCAT, leur permettant notamment de rentrer en Nouvelle-Calédonie. Cet appel laisse subodorer que, contrairement à ce qu’assurent les avocats de Christian Tein, le dossier n’est peut-être pas « complètement vide ». « Après le bruit médiatique organisé par les opposants politiques de M. Tein, nous ne sommes malheureusement pas surpris. Nous comptons sur la capacité de la justice à ne pas prêter attention aux sirènes de la colère pour conserver la droite ligne d’une appréciation déjà réfléchie par l’instruction et parfaitement mesurée », a déclaré l’un de ses avocats, Me Florian Medico, à l’AFP. Les soutiens d’extrême-gauche du président du FLNKS crient au scandale, accusant Gérald Darmanin d’être à la manœuvre. « Le pouvoir s’acharne, parce que derrière ces procédures, il y a une volonté politique claire : celle de punir les indépendantistes et de maintenir les prisonniers politiques déportés dans l’Hexagone en exil forcé », écrit ainsi Bastien Lachaud, le député de La France insoumise. Il revient maintenant à la chambre de l’instruction d’examiner l’appel interjeté par le parquet de Paris, les délais d’instruction reviennent à la seule décision de la chambre puisque Christian Tein et les autres responsables de la CCAT ont été remis en liberté en juin dernier après un an de détention. Quant à la pétition menée par un collectif opposé au retour de Christian Tein en Nouvelle-Calédonie, elle avait dépassé, hier, les 10 000 signatures.
Créer un compte
Bienvenue! s'inscrire pour un compte
Un mot de passe vous sera envoyé par email.
Récupération de mot de passe
Récupérer votre mot de passe
Un mot de passe vous sera envoyé par email.




