Un an après les émeutes, la Nouvelle-Calédonie tente de reprendre son souffle. Selon la dernière note de conjoncture financière de l’IEOM (au 30 juin), publiée en septembre, certains indicateurs montrent un léger mieux, même si la situation demeure fragile.
À première vue, la nouvelle a de quoi réjouir. La production de crédits (nouveaux prêts mis en circulation par les banques calédoniennes) est repartie à la hausse au deuxième trimestre 2025 (+20,8 % sur un an), mais ce rebond reste fragile et partiellement trompeur : il s’explique surtout par la faiblesse de l’activité en 2024, profondément affectée par les émeutes. En réalité, le niveau global des crédits demeure historiquement bas, à 38,2 milliards de francs au premier semestre, soit une baisse de 12,9 % sur un an. Une situation que la Nouvelle-Calédonie n’avait pas connue depuis de nombreuses années. C’est donc plutôt un effet de rattrapage auquel on assiste, plutôt qu’à une réelle reprise.
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Béryl Ziegler




