Entre météo capricieuse, anomalies de température et difficultés économiques, la campagne d’observation des baleines dans le lagon Sud a livré un bilan contrasté. Mais la recherche scientifique, elle, continue de progresser.
Depuis près de trente ans, l’Institut de recherche pour le développement (IRD) et l’association Opération Cétacés travaillent main dans la main pour suivre la population de baleines à bosse qui vient se reproduire dans les eaux calédoniennes. Chaque saison, leurs équipes embarquent dans le lagon Sud pour collecter données, photos et échantillons, permettant ainsi d’enrichir nos connaissances sur cette espèce.
Cette année, la mission a été menée tout au long du mois d’août au départ de Prony, sous la direction de Solène Derville, chercheuse à l’IRD et membre d’Opération Cétacés. « Les conditions n’ont pas été simples », explique-t-elle. Vent fort, coups d’ouest et pluies abondantes ont rendu la détection des cétacés difficile. À cela s’est ajoutée une vague de chaleur marine, avec des températures de l’eau mesurées entre 23 et 24 °C dans le lagon Sud, bien au-dessus des normales de saison. « Ces anomalies influencent les routes migratoires des baleines et donc leur présence dans nos eaux », précise la scientifique.
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Légende photo : Une baleine à bosse dans le lagon Sud.
Ide de la Rochebrochard



