Marie-Laure Ukeiwë, membre des Républicains calédoniens, a diffusé hier une « lettre ouverte aux Calédoniens ». Elle y exprime son « indignation » face à ce qu’elle estime être une instrumentalisation de la coutume et de la religion.
« Je me suis sentie mal toute la journée, et je n’ai pas dormi de la nuit », assène d’emblée Marie-Laure Ukeiwë. C’était hier, au lendemain cette journée du 24 septembre où « le FLNKS et des représentants traditionnels et coutumiers autochtones, des partis politiques nationalistes, l’EPKNC et des forces vives ont proclamé avec détermination » dans une déclaration unitaire « leur volonté de voir accéder le pays de leurs ancêtres à la pleine souveraineté ». Pour la membre des Républicains calédoniens, coutume et religion sont les piliers de la communauté kanak : « les instrumentaliser, c’est prendre en otage notre liberté d’agir et de penser ; c’est porter atteinte au socle de nos valeurs. Ça a éveillé en moi un sentiment d’indignation mais aussi d’injustice ». Dans sa lettre ouverte aux Calédoniennes et aux Calédoniens, Marie-Laure Ukeiwë explique que, « en tant que femme kanak, profondément attachée à notre terre et à son avenir dans la République, je ne peux rester silencieuse face à la déclaration unitaire proclamée ces derniers jours par le FLNKS constitué de certains groupuscules extrémistes ». Elle a voulu s’exprimer pour ne pas laisser faire. Pour ne pas être spectatrice. Pour que les Calédoniens, notamment ceux qui appartiennent à sa communauté, ne tombent pas dans le piège. Connectez vous pour y accéder !Ce contenu est réservé aux abonnés.
Légende photo : Marie-Laure Ukeiwë a souhaité rappeler la juste place de la coutume et de la religion dans une lettre ouverte aux Calédoniens.
Isabelle Peltier



