La rĂ©ponse du Conseil constitutionnel Ă la question prioritaire de constitutionnalitĂ© (QPC) de l’association Un cÅ“ur une voix alimente tous les commentaires. En particulier ceux des juristes et constitutionnalistes, qui jugent l’avis « normal », mais…
Et comme nous, tout le monde le dit, le Conseil constitutionnel ne pouvait apporter aucune autre rĂ©ponse que celle actant que le gel du corps Ă©lectoral calĂ©donien est constitutionnel. Sur ce point, le Conseil constitutionnel, que prĂ©side Richard Ferrand, est restĂ© totalement dans son rĂ´le, mais sur un point aussi dĂ©mocratiquement dĂ©licat que gel et dĂ©gel, il a fait le service minimum. En effet, cette haute instance, tout en apportant d’évidence la mĂªme rĂ©ponse, Ă savoir que le gel du corps Ă©lectoral issu de la modification constitutionnelle de 2007 est partie intĂ©grante de l’accord de NoumĂ©a, lui-mĂªme constitutionnalisĂ©, ce gel est lui-mĂªme constitutionnel, aurait pu lui donner une autre ampleur. D’abord, il aurait pu reconnaĂ®tre le caractère exceptionnel de ces dispositions de corps Ă©lectoral glissant ou gelĂ© au sein de la RĂ©publique. Et puis, plutĂ´t que de se contenter de spĂ©cifier que « des modifications pourront Ăªtre apportĂ©es aux dispositions transitoires », en arguant qu’elles tiendraient compte « des Ă©volutions de la situation dĂ©mographique de la Nouvelle-CalĂ©donie », il aurait pu – il aurait dĂ» – lier ces modifications Ă l’accord de Bougival qui les prĂ©voit. Mais il ne l’a pas fait ! D’autres soulignent que le Conseil constitutionnel aurait pu faire preuve de novations.
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Nicolas Vignoles



