Soupçonné de harcèlement moral et de malversations financières, l’ancien directeur de la Sécurité civile et de la gestion des risques (DSCGR) a introduit un référé-suspension devant le tribunal administratif pour obtenir la suspension de son licenciement décidé par le gouvernement. Il n’a pas obtenu gain de cause.
C’est désormais un combat judiciaire qui s’engage entre Frédéric Marchi-Leccia et son ancien employeur. Dans ce mano à mano, qui promet déjà bien d’autres rebondissements, le gouvernement de la Nouvelle-Calédonie est sorti vainqueur face à l’ancien directeur de la Sécurité civile et de la gestion des risques (DSCGR). Le contrôleur général des sapeurs-pompiers professionnels a introduit une requête devant le juge des référés du tribunal administratif de Nouvelle-Calédonie pour suspendre l’arrêté du 9 juillet dernier par lequel le président Alcide Ponga a mis fin à ses fonctions de directeur de la DSCGR après cinq ans de bons et loyaux services.
À 62 ans, Frédéric Marchi-Leccia est un personnage connu des Calédoniens. Il a été l’un des visages de la crise du Covid-19, de la lutte contre les gigantesques incendies qui ont frappé le Caillou et des émeutes de mai 2024. Autant dire que la révélation de soupçons de harcèlement moral et de malversations financières – des accusations qu’il réfute totalement – a fait l’effet d’une bombe dans la population. À l’heure actuelle, deux enquêtes pénales, conduites sous l’autorité du parquet de Nouméa, sont toujours en cours pour déterminer si l’ex-patron de la DSCGR a commis des fautes dans le cadre de ses fonctions. Connectez vous pour y accéder !Ce contenu est réservé aux abonnés.
Jean-Alexis Gallien-Lamarche



