Trois organisations syndicales se sont réunies hier matin devant le Camp-Est pour dénoncer le manque de reconnaissance de la direction vis-à -vis des agents pénitentiaires, notamment lors des émeutes de l’an dernier.
Hier matin, devant la prison de Nouville, plusieurs agents pénitentiaires étaient rassemblés autour d’une table, sous un barnum, à l’initiative de trois syndicats : les sections pénitentiaires du Syndicat des travailleurs kanak et des exploités (STKE), du Syndicat des ouvriers et employés de Nouvelle-Calédonie (SOENC) et de Force ouvrière (FO). Une mobilisation intersyndicale donc, inédite selon les organisations, symbole d’une profession aujourd’hui en colère face au manque de considération de la hiérarchie.
« Ils sacrifient leurs agents, au bénéfice de leur carrière »
Une remise de récompenses est pourtant prévue ce mercredi, en présence du directeur interrégional et national de l’administration pénitentiaire. Mais c’est bien là le problème alors que la liste demeure particulièrement sélective. Trop sélective selon les agents pénitentiaires qui étaient sur le pont lors de l’éclatement de la crise insurrectionnelle l’année dernière. En première ligne même, alors qu’une prise d’otages et une mutinerie ont éclaté les 13 et 14 mai dans l’enceinte carcérale. Sans parler des caillassages et des carjackings subis par certains lors des trajets entre leur domicile et le travail.
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Légende photo : Les agents pénitentiaires étaient mobilisés hier matin devant le Camp-Est.
Claire Gaveau



