Chris Tatéossian, directeur des Francofolies de Nouvelle-Calédonie et Jazz à Nouméa et gérant de Musical Productions, organise le retour tant attendu de ces festivals après deux années d’annulation consécutives.
LVDC : Les calédoniens découvriront cette année deux festivals en un ?
Au départ, ces deux festivals étaient identifiés différemment. Là , on les a rapprochés pour l’occasion au week-end du 26 et 27 septembre. On a trouvé cette formule qui nous laisse quand même de la visibilité sur chacun des festivals et nous permet d’avoir une soirée Francofolies, une soirée Jazz à Nouméa. Je trouve que la programmation elle-même n’est pas incohérente. Il y a des ponts entre les deux soirées. Ça nous permet d’avoir deux festivals sur un week-end. Cette fusion a été faite essentiellement pour des raisons financières. On n’avait pas les moyens de faire deux festivals distincts comme on faisait jusqu’à présent.
LVDC : Il y a eu deux années d’annulation consécutives. Comment avez-vous vécu cette période ?
En 2023, on a dû annuler pour des raisons climatiques. On avait annulé les Francofolies au dernier moment puisque tous les artistes étaient déjà là , mais les conditions ne nous ont pas permis de monter le festival. Et par ricochet, on n’a pas pu monter du coup le festival Jazz à Nouméa. L’année dernière, c’est ce qui s’est passé aussi. Donc du coup, ça fait deux ans qu’on attend pour pouvoir se repositionner et refaire quelque chose.
LVDC : À l’approche de l’édition 2025, quels sentiments dominent ?
C’est toujours des sentiments un peu ambivalents. C’est-à -dire qu’il y a l’excitation évidemment, mais aussi le stress qui monte forcément à l’approche. Mais oui, il y a un mélange d’excitation et puis de se battre au quotidien parce qu’il y a toujours des problématiques à gérer dans la dernière ligne droite. Là , par exemple, on a eu l’annulation de Petit Biscuit récemment.
LVDC : Comment gérez-vous ce type d’imprévu comme l’annulation de Petit Biscuit ?
Il y a quelques jours, on a appris qu’il annulait toute sa tournée dans le Pacifique. Du coup, il a fallu batailler en quelques jours pour trouver un autre artiste. On a eu la chance de pouvoir trouver Kid Francescoli à la place. Je travaille avec le directeur artistique des Francofolies de la Rochelle. On a échangé beaucoup sur des artistes qu’on aimerait bien voir en remplacement. Mais après, il fallait les démarcher, savoir s’ils étaient disponibles. Et franchement, en si peu de temps, c’était quasiment impossible. La plupart avaient déjà des dates. Je n’imaginais même pas pouvoir y arriver.
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Propos recueillis par Claire Rio-Pennuen




