L’Union syndicale des travailleurs kanak et des exploités (USTKE) appelle à une grève générale jeudi 18 septembre, devant le Haut-commissariat.
Le mouvement « Bloquons tout » va-t-il arriver en Nouvelle-Calédonie ? Après une mobilisation d’ampleur en Métropole mercredi dernier, le 10 septembre, avec pas moins de 812 actions, 550 rassemblements et 262 blocages à travers l’Hexagone selon les chiffres communiqués par le ministère de l’Intérieur, certains se tournent déjà vers le 18 septembre. Ce mouvement social, très largement récupéré par certains syndicats et partis politiques de gauche, est en effet appelé à durer. Et, dans ce contexte, l’Union syndicale des travailleurs kanak et des exploités (USTKE) appelle à « la grève générale » jeudi prochain sur le territoire, « en solidarité avec les différentes organisations syndicales de l’Hexagone ». Car, le mouvement l’assure : « leur combat est aussi le nôtre ».
Une grève devant le Haut-commissariat
Ainsi, selon le document signé par Mélanie Atopo, le mouvement calédonien est organisé afin de défendre « le pouvoir d’achat des travailleurs calédoniens et de leurs familles », défendre « les protections sociales mises à mal », dénoncer « les politiques successives des gouvernements, diminuant nos droits sociaux » ou encore pointer du doigt « les inégalités sociales toujours aussi criantes entre une minorité de privilégiés et une majorité de salariés ».
Le rendez-vous est donc donné jeudi matin, devant le Haut-commissariat, entre 9 heures et 13 heures. « Ces attaques contre le monde du travail se généralisent. Notre riposte doit donc être unie et solidaire malgré le contexte de crise sociale et économique qui a laissé près de 11 000 travailleurs au bord de la route, qui plombe notre moral et affecte nos nombreuses familles », écrit ainsi la présidente de l’USTKE. Un triste constat qui découle, en grande partie, de la crise insurrectionnelle de mai 2024. Dès lors, l’USTKE réclame « une véritable politique publique fondée sur des mesures concrètes pour mettre fin à la précarité et renforcer la solidarité ».
Claire Gaveau



