Alors que le nombre de visiteurs a baissé de 62 % au 2e trimestre 2025, par rapport à la même période de 2024, les prestataires du secteur sont à l’agonie et ont besoin de soutien. C’est ce qu’ils sont venus dire à Christopher Gygès, membre du gouvernement chargé de l’économie, lors d’une réunion de travail à la Station N, espérant trouver des réponses et surtout des solutions.
« Si mon bateau lâche, j’arrête tout ». C’est le scénario du pire redouté par Dimitri Magnin, prestataire d’activités nautiques, qui a perdu la moitié de sa clientèle depuis les crises Covid, requin et insurrectionnelle. Si son principal outil de travail tombe en panne, il le sait, il n’aura pas les moyens d’en changer. « La province ne pourrait-elle pas faire office de bouclier, de garantie pour les banques ? », suggère-t-il, des trémolos dans la voix. À ses côtés, Pierre Crubillé, apnéiste de haut niveau et gérant d’un centre de plongée au phare Amédée, n’est pas dans une situation plus enviable. « On est vraiment en très grande difficulté, confirme-t-il. J’ai deux enfants à nourrir, je ne m’en sors pas. Si la reprise n’intervient pas, on va devoir faire des choix. » Et d’interpeler les institutions présentes : « Il faut nous aider si on veut maintenir une activité ».
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Béryl Ziegler



